Tous mes rêves partent de gare d’Austerlitz

Cinq femmes incarcérées ont l’habitude de se retrouver dans la bibliothèque de la prison pour parler de leurs vies, de leurs rêves et de leurs soucis quotidiens. Un soir de Noël, alors qu’elles sont entrain d’empaqueter les cadeaux destinés à leurs enfants, arrive Frida, nouvellement arrêtée pour l’enlèvement de sa fille, au moment où elle lui achetait » On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset. Elle a beaucoup de mal à accepter son incarcération. Ses codétenues décident alors de jouer la pièce pour lui remonter le moral. Texte en main, elles improvisent un spectacle qu’elles vont filmer à l’intention de sa fille.
Cette pièce de Mohamed Kacimi rend hommage aux femmes, souvent plus victimes, notamment des hommes, que coupables. Les comédiennes, Justine Dalmat, Catherine Julieron, Liliane Meynaud, Isabelle San Augustin, Léna Soulié et Tatiana Shunk, captivent le public par leur jeu qui restitue avec justesse le texte et les intentions de l’auteur. Nous sommes touchés, bouleversés, et paradoxalement parfois amusés, par le vécu évoqué par ces femmes privées de liberté.
La mise en scène de Christophe Daci enrichit le récit en restituant l’ambiance sinistre de la prison, une atmosphère qui amplifie l’intensité dramatique de certaines situations.
Au théâtre Clavel, 3 rue Clavel, 75019 Paris, tous les samedis à 21h30 jusqu’au 16 mars. Relâche le 24 février.
Téléphone: 0975456056
Léa Berroche
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