La mère de tous les mensonges
Au cinéma le 28 février 2024.

Un récit de vie subjuguant !
Une profondeur d’âme vous est ici partagée.
On ressort l’esprit pensif, transfiguré, empreint d’une douce torpeur qui laisse à réfléchir sur la condition humaine de par le monde.
Voilà une esthétique de la figuration qui retiendra toute votre attention !


Résumé :
Casablanca. La jeune cinéaste Asma El Moudir, penchée à vouloir comprendre les siens, raconte ici toute l ‘intimité de son vécu familial respectueux d’une matrone dont les préceptes refusent de s’associer aux nouvelles technologies de l’image.
Pourtant ces dernières techniques donnent la possibilité de garder trace et mémoire du chemin de vie traversé par chacun, permettant ainsi de créer un pont entre les générations. En effet, se prendre en photo, se filmer c’est laisser son empreinte, s’offrir la joie de pouvoir revivre des moments de bonheur partagés en famille, mais aussi se tenir au courant des réalités visibles et tangibles.
Pourquoi donc refuser si fermement cette possibilité de voir et de montrer ces réalités du vivant au travers de média tels que la photo? Pourquoi ce choix de vie? Cette régence sombre et autoritaire de la part de cette grand-mère? Pourquoi vivre ainsi et considérer l’image comme source de maux , de mensonges?
Mue par une énergie débordante de finesse et de tendresse, Asmae El Moudir met donc en scène, par le biais de maquettes et de figurines aux pouvoirs expressifs captivants, le récit de ces existences porteuses de blessures inavouées. Se dévoile alors devant nos yeux, de par cette aventure intime et parentale, l’histoire d’un Maroc tout aussi aimant qu’écorché.
Eblouissant!
Critique et résumé: Aurélie Courteille
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