INCHALLAH un fils De AMJAD AL RASHEED
Au cinéma le 6 mars 2024.

Cette révélation attendue fera ressentir d’autant mieux la grandeur de ce pétrin !
Mise dans l’embarras par le laisser-aller de feu son mari, cette belle jeune femme, mère aimante et consciencieuse, ne saura que vous surprendre par sa détermination à faire entendre et respecter sa voix.
Les chemins de l’ignorance ici révélés montrent ô combien il est primordial de pouvoir être le gestionnaire de sa propre vie pour être heureu(se(s))x.
Ne confondons pas délégation consentie et soumission à !
Une belle affirmation de soi qui vient interroger le schéma
d’organisation des sociétés où la femme est (ou se fait) possession de l’homme sans s’interroger sur les conséquences de cet écartement à la connaissance de la gestion du système établi par cette société patriarcal.
Cette assertion d’existence et de droit à la reconnaissance de ses choix, de son identité, est un appel aux consciences : un appel à reconsidérer la condition de la femme, à la considérer et à la reconnaître à titre officiel comme un sujet responsable et autonome, au même titre qu’un homme.


La Jordanie actuelle. Voici l’histoire d’une femme aimante qui, de par la mort de son mari, voit ses relations familiales être transformées et mises en péril.
Désormais seule avec sa fille, devant faire face à la gestion administrative des biens de son couple, Nawal découvre avec effroi que son mari était un être négligeant et peu attentif au devenir de sa famille. Pour preuve, cette non signature du papier établi entre eux et qui venait à instruire à qui devait revenir les biens de la famille (la dot et le salaire de sa femme ayant été les ressources principales des achats du foyer).
Pire encore, amenée à voir la famille se réunir autour d’elle pour régler les affaires testamentaires, Nawal voit se métamorphoser le comportement et la conduite de ses proches, et découvre alors le peu de considération et de respect que ces derniers peuvent avoir pour sa situation.
La question des biens vient prendre le dessus sur la question du bien : la vénalité individualiste de l’homme prend le dessus sur la paix qu’il peut apporter et générer auprès de tous.
Ainsi, au lieu d’être soutien et source de réconfort, ils offrent un visage égoïste à cette jeune femme de 30 ans, laquelle leur fera miroir, car déterminée à faire valoir ses droits.
Mais comment continuer à vivre ? Comment défendre son propre patrimoine, faire valoir ses droits, légitimer son rôle de mère, et témoigner de sa possibilité à assumer pleinement cette vocation ? Car sa fille est tout pour elle !
Et en tant que femme…lui sera-t-il permis de retomber amoureuse, et de reconstruire sa vie ?
Toutes ces questions interrogent et laisse entrevoir un horizon bien complexe !
Sur quoi va-t-il bien pouvoir s’ouvrir ?
Une déchéance ? une libération ?
Critiques et résumé : A.Courteille
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