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Festival d’Avignon

Spectacles vu en avant- première

O.R.N.A

Pièce de Anne Cardona .
Un homme âgé a perdu son autonomie mais il a toutes ses facultés mentales. Il s’ennuie profondément, il ne sait comment occuper ses journées. La télévision lui est d’aucun secours, ni l’amour que lui porte sa petite fille. Il bénéficie d’une aide à domicile, mais qui est complètement dépassée par l’ampleur de la tâche. Ses enfants ont alors l’idée de faire appel à un robot, O.R.N.A, qui va prendre en charge leur parent.
Avec quelques petites maladresses, le robot se conduit comme un être humain plein d’attentions.
Cependant notre homme s’ennuie de plus en plus malgré les visites virtuelles de sa petite fille sur l’écran. Voulant en finir avec la vie, il demande au robot de l’aider. Quelle va être la réaction de ce dernier?Enfreindra t il les règles de la robotique ?
Ce spectacle est intéressant à double titre. Par son histoire d’abord qui traite d’un sujet de moins en moins futuriste; les robots intelligents nous entourent en effet chaque jour davantage. Mais aussi par la mise en scène bluffante d’Anne Cardona où musiques et chorégraphies accompagnent des effets lumineux et de surprenantes vidéos futuristes à la japonaise. Les comédiens, Laura MarinNicolas Moreau et Anne Cardona nous plongent au cœur d’une sorte de documentaire-fiction et font superbement passer l’ inévitable interrogation sur ce que sera notre futur lorsque nous serons sous la dépendances de machines.
À voir au Festival d’Avignon, du 05 au 26 Juillet 2025, au théâtre la Luna, 1 rue Séverine tout les jours à 13 h 05, relâche les 09, 16 et 23 Juillet.

Réservation

Dans la solitude des champs de coton

Nous sommes en pleine nuit, un client s’aventure dans l’obscurité d’un entrepôt situé à la périphérie de la ville. Là, il croise un marchand. Dans un climat de confrontation, le marchand insiste et va tout faire pour que le client achète. On assiste à l’approche d’un animal sur sa proie. La situation évolue et se transforme  petit à petit en une danse de séduction.

 Alexandre , metteur en scène de la pièce, a respecté le texte de Bernard- Marie Koltès à la lettre. L’auteur en effet ne tenait pas à raconter une simple rencontre homosexuelle. Ici les protagonistes abordent des thèmes profonds sur la différence et le désir à travers des échanges, mélanges d’incompréhensions et d’absurde. L’ambiguïté de leur relation est illustrée par le choix des comédiennes Prisca Lona et Justine Morel dont le physique a été transformé en êtres androgynes. Ces deux comédiennes sont épatantes. Elles forment un duo crédible par leur complicité scénique aussi bien dans leurs joutes oratoires que lors de leurs tentatives de séduction.

 Le metteur en scène Alexandre Tchobanoff a rendu ici brillamment toute la dimension poétique et philosophique du propos. 

À voir au Festival d’Avignon, au théâtre Girasole, 24 bis, Guillaume Puy 84000 Avignon.

Tous les mercredis, vendredis et dimanches  à 14 h 05

Réservation

Le mystère Ophélia ou la véritable histoire de Lizzie Siddal

Théâtre # Comédie dramatique historique

# Spectacle présenté par la compagnie « La petite vadrouille »

Durée : 1h15

Du samedi 5 au samedi 26 juillet à Avignon

Au théâtre des Corps Saints, à 10h

Ayant tout d’abord les allures d’une idylle, cette aventure cruelle, intrigante et néanmoins authentique, vous donnera à découvrir le destin tragique de Lizzie Siddal et des artistes dont elle a su être la muse inspiratrice.

Jouant d’apparitions et de révélations entrecoupées d’extraits filmés, cette splendide rétrospective témoigne de l’effervescence d’une vie vouée aux arts, et de l’ensorcellement enchanteur développé entre une muse et ses créateurs.

De sa rencontre avec ce personnage mélancolique qui la laissera médusée, Céline Dévalan vous conte ainsi avec ardeur, poésie et éloquence l’histoire de Lizzie SIDDAL, cette femme à l’existence fiévreuse et tourmentée.

Une exaltation de la femme, de l’artiste et de son modèle est alors ici dévoilés avec une énergie et un romantisme qui entraînera le public à rester marqué tout autant par le charisme que le mysticisme qui émane de ces personnages.

©Critique et résumé : Aurélie Courteille

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