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Solitude d’un ange gardien

Un texte de Aude de Tocqueville.

Tony nous invite dans sa loge, ce petit monde qu’il habite depuis plus de trente ans. Gardien d’immeuble, il est pour certains un simple employé, pour d’autres, un ange discret veillant sur chacun. Alors que son métier est peu à peu relégué au passé par « ceux d’en haut », Tony, lui, reste le véritable cœur de l’immeuble, un repère silencieux que personne ne songe à remplacer.

À l’aube de la retraite, il n’a pourtant pas renoncé à ses habitants. Pour échapper à la mélancolie, il nous ouvre la porte de son univers, fait d’anecdotes tendres et de confidences plus sombres. Il évoque sans détour les éclats de vie, les tensions, le racisme, les violences conjugales, mais aussi les gestes de solidarité, les sourires partagés dans un couloir, les éclats de rires d’enfants.

Approchant ses 70 ans, Tony se retourne sur son parcours avec une tendresse un peu mélancolique. Il évoque des souvenirs d’enfance, quelques échos d’actualité, les moments de grâce vécus avec ses locataires, et ces petits riens qui finissent par faire une vie.

Seul sur scène, Pierre Forest donne ici un  Tony avec une humanité désarmante. Sa présence, d’une simplicité bouleversante, tient le public en haleine, comme suspendu à chaque mot. La mise en scène délicate de Séverine Vincent accompagne subtilement cette confession, en laissant affleurer la poésie du quotidien et la profondeur d’un destin ordinaire.

A ne pas manquer au théâtre de L’Oriflamme,  3-5 Rue Portail Matheron, 84000 Avignon.

Jusqu’au 26 juillet à 13 heures ( relâche les 9, 16, 23 juillet)

Réservation

Article rédigé par Léa Berroche

Attachée de presse: Dominique Lhotte

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