Les carnets du sous-sol
Adaptée de l’ œuvre de Fédor Dostoïevski par Marie Ballet, les carnets du sous-sol nous entraînent dans l’ univers tourmenté d’un homme de 40 ans vivant reclus dans un sous-sol de Saint Pétersbourg .
Ancien fonctionnaire, il a quitté son emploi après avoir perçu un modeste héritage, pour se consacrer à ce qu’il considère comme sa mission : penser au monde et sonder l’âme humaine .
Cet homme observe, analyse, se révolte . Sa conscience s’élève contre les conventions, les systèmes de pensée dominants et les raisonnements admis par les intellectuels de son époque .
Sa liberté, il la revendique jusque dans la douleur : malade du foie depuis vingt ans, il refuse de se soigner, non par méfiance envers la médecine, mais par pur défi, pour affirmer une fois de plus sa différence .
Sur scène, Christophe Lappara incarne ce personnage complexe avec un charisme remarquable.
Seul en scène pendant plus d’ une heure, il déploie une puissance de jeu, une générosité artistique et une sensibilité qui captivent du début à la fin .
En tant que metteur en scène, il façonne également une ambiance immersive où chaque objet, chaque éclairage contribue à faire ressentir l’enfermement, les contradictions et les fulgurances du protagoniste .
C’est un spectacle profond, exigeant, cependant accessible, qui donne à voir la modernité du texte de Dostoïevski et la finesse de son interprétation contemporaine .
À voir au théâtre Essaïon, 6 rue Pierre au Lard, 75004 Paris .
Du 1er février au 8 mars 2026 : dimanche à 20h00
Téléphone : 0142784642
Article rédigé par Christian Dumoulin
Attachée de presse: Valérie Gérard
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