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MONDRIAN FIGURATIF, UNE HISTOIRE INCONNUE

Dès l’entrée, on est stupéfait de voir ce lièvre mort qui s’inscrit dans la plus pure tradition des peintres hollandais du 17ème siècle et qui jouxte une composition abstraite, la Composition N°IV. Quel contraste ! Cette dernière a revêtu une importance capitale pour ce peintre car ce fut la première toile découverte par un grand collectionneur, Salomon B. Slijper, qui décida par la suite d’acheter au prix fixé par l’auteur, au demeurant une somme dérisoire, la quasi-totalité des tableaux peint avant 1820.En parcourant l’exposition on comprend comment l’artiste a peu à peu glissé du figuratif vers l’abstraction, en franchissant plusieurs étapes au gré de l’évolution de sa perception des choses, de son monde intérieur et de sa philosophie. Ses paysages notamment, furent influencés par le puissant courant impressionniste de la fin du siècle précédent. Sa palette évolua ensuite vers le luminisme, dont le principe était l’exaltation de la couleur. C’est à cette époque que l’artiste, » hippie » avant l’heure, adhéra aux théories théosophiques inspirées des religions orientales. Puis vint le temps du symbolisme. Il. Il peignait des paysages, des églises, des moulins, des phares, dans lesquels on voit se dissocier les formes et apparaître une sorte de grille faite de verticales et d’horizontales qui annonçaient l’étape suivante, le néoplasticisme .Les arbres, Composition ovale en plan de couleurs et Composition en damier aux couleurs foncées. Dans l’intervalle, Mondrian a été brièvement influencé par le cubisme au cours de séjours à Paris où il découvrit Braque et Picasso Durant toutes ces années, il commençait systématiquement sa journée en exécutant des aquarelles représentant des chrysanthèmes, des roses et autres arums, des toiles qu’il proposait à une clientèle « traditionnelle » -il faut bien vivre !- les acheteurs potentiels étant farouchement imperméables à ses œuvres abstraites. En partenariat avec le Kunstmuseum de La Haye, Marianne Mathieu, Commissaire de l’exposition, a rassemblé soixante-sept Mondrian dont près de la moitié n’ont jamais été exposés à Paris. Parmi ces œuvres certaines, comme le Moulin dans la clarté du soleil de 1908, retourneront dans leur musée d’origine pour ne plus jamais le quitter en raison de leur fragilité. Fait remarquable, les soixante-sept tableaux avaient été sélectionnés en 1819 par Mondrian lui-même, à partir de ceux acquis par Salomon Slijper

Léa Berroche et Christian de Rouffignac

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