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Jackie/film

Dimanche 25 avril à 20 h 55 sur Arte.

Le film retrace la tragédie vécue par Jacqueline Kennedy durant les cinq jours qui ont suivi l’assassinat de son mari, John Fitzgerald Kennedy, Président des Etats Unis. Ce n’est pas un récit linéaire, rien de didactique ici. Le fil rouge est l’interview qu’elle donne à un journaliste venu recueillir non pas une vérité historique, mais ses sentiments, ses émotions suscitées par ce drame. Une série de flashbacks, de courtes scènes habilement filmées, viennent illustrer le parcours de cette femme depuis sa rencontre avec le futur président jusqu’aux funérailles de ce dernier. On y voit une épouse déchirée par la perte de l’homme qu’elle aimait et une femme tourmentée qui, connaissant l’inconstance de son mari, souffrait d’une vie passée dans le mensonge. On y voit une femme qui, « First Lady» oblige, est consciente de son rôle. Elle modernise la Maison Blanche mais elle en respecte le passé. Soucieuse de l’image que laissera le Président dans l’histoire, ses funérailles doivent être à la hauteur de ce que représentait JFK pour le peuple américain. Le choix du cimetière et le déroulement de la cérémonie ont à ses yeux une importance considérable. Après de multiples tergiversations, ce sera finalement Arlington, et le corbillard sera tracté par un cheval, comme pour les funérailles d’Abraham Lincoln, mort assassiné pour avoir aboli l’esclavage. Les dignitaires accompagneront le cortège à pied, en dépit de la menace d’un attentat toujours à redouter.

Pablo Larrain a su tracer avec subtilité, sans emphase, un portrait, loin d’être lisse, d’une femme émouvante, attendrissante, notamment avec ses enfants, versatile, parfois détestable avec son entourage, autoritaire, manipulatrice, soucieuse de son image dont elle avait compris le pouvoir, narcissique et profondément egocentrique. Natalie Portman incarne avec justesse cette femme à la fois forte et fragile, habitée par ses conflits intérieurs, animée par des motivations ambigües, dominée par une obsessionnelle volonté de faire respecter sa vérité.

Un film superbe.

C. de Rouffignac et Léa Berroche

Catégories

Cinéma

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