William Maurer présente son premier livre : « Les Telluriques »
Avis aux amateurs et aux amatrices de lecture, William Maurer vient de présenter une nouvelle œuvre touchante, qui révèle un véritable potentiel de conteur. Les Telluriques, c’est un mélange de poésie, de philosophie, en somme, un livre qu’on pourrait même considérer d’alchimique… Le tout tient un propos cohérent et finement distillé, tout au long de l’ouvrage : une rébellion contre le système et les limites du capitalisme. C’est un exquis mélange qui stimule les neurones et nous pousse à nous remettre en question sur à peu près tout ce que nous pensions savoir. Ce projet, c’est celui d’un auteur de 32 ans, qui dévoile l’imaginaire d’un vieux sage habité par un esprit révolutionnaire.
« Les Telluriques ou les dialogues du soufre et de l’éther », est un titre mystico-scientifique, qui révèle des thématiques qui, d’emblée attisent notre curiosité. D’un côté, on retrouve le « tellurique », en rapport avec la Terre, le bien concret, et de l’autre le « soufre » et « l’éther » qui renvoient aux consensus métaphysiques et philosophiques. William délivre sa réflexion sur l’humanité dont il fait partie, ses limites, ses rêves qui se fracassent petit à petit, le tout dans un style qui fusionne prose et poésie.
William Maurer n’est pas du genre à se contenter des règles classiques, et c’est ce qui rend « Les Telluriques » aussi accrocheur. Comme un recueil de contes mystiques qui s’ouvre à nous, avec des personnages qu’on n’oubliera pas de sitôt. Toutes les histoires que l’on découvre dans son livre nous poussent à nous recentrer sur nous-mêmes, le temps d’une lecture.
Prenons l’exemple de cette SDF en révolte. Une sans-abri qui hurle toute la misère qui l’étouffe avec une rage pure et brute. Elle n’est pas là pour pleurnicher ou attiser la pitié, exploiter le pathos, elle nous met face à l’indifférence de la société, à la violence insidieuse du capitalisme.
C’est comme si William Maurer avait pris le micro de « Capitaine Marleau » et avait donné sa parole à un personnage qui pourrait incendier tout un système s’il le pouvait.
Un tel livre ne se laisse pas enfermer dans une case. Non, William Maurer se démarque considérablement des conventions littéraires, souvent ennuyeuses et qui nous laissent bien à l’étroit en tant qu’auteurs. De la poésie, du dialogue philosophique, une quête sur le sens de la vie ? Tout ça, en un seul ouvrage, c’est tout à fait possible. C’est comme si le livre s’adressait directement au lecteur… Certes, quelques passages peuvent nous sembler très déstabilisants, tant ils sont originaux. Mais c’est bien là le caractère exceptionnel de ce livre, qui mérite qu’on se penche sur lui. Tous les personnages issus de l’imaginaire fertile de son auteur sont spéciaux. Loin des clichés ou des stéréotypes, ils sont authentiques, touchants, réalistes, malgré l’aspect surnaturel ou étrange de ces récits.
En définitive, « Les Telluriques », livre publié aux éditions Lys Bleu, est une œuvre qui se veut pleine de contrastes. Un recueil avec des personnages qui sont tous différents, on pense particulièrement à la SDF, certes, mais aussi à un empereur-philosophe. D’ailleurs, cette figure peut nous renvoyer aux contes philosophiques et aux récits les plus incontournables de notre littérature française, notamment grâce aux Lumières comme Voltaire et son concept du despote éclairé. En résulte une diversité des plus éclectique, où toutes les émotions, réflexions et pensées s’assemblent pour former un livre agréable à lire et presque surréaliste.
« Les Telluriques » révèlent le potentiel d’un auteur qui s’interroge en continu sur ce monde qui nous entoure et sur ses limites. Que l’on soit amateur de poésie ou de prose, un rêveur philosophe ou un sceptique pur et dur, ce recueil pourrait bien éveiller votre curiosité. Grâce à son format de petites histoires courtes, il est facile à lire et relativement aéré. En bref, une découverte qui sort du lot et saura trouver et séduire une horde de lecteurs, qui souhaitent trouver leur bonheur à travers les pages d’un livre réussi.
Article rédigé par: Zack SEMINET
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