Chang’E et la Lune

Chang’E arrive sur Terre après avoir suivi Houyi, un astronaute dont elle est tombée amoureuse. Venue de la Lune, elle découvre l’empire de Yao, un empereur obsédé par la jeunesse éternelle. Alors que la Terre devient peu à peu chaotique, presque inhabitable, Yao rêve de quitter la planète coûte que coûte pour trouver un avenir meilleur. Mais la présence de Chang’E bouleverse l’ordre établi. Mystérieuse, immortelle et fascinante, elle attire tous les regards. Rapidement, l’empereur ordonne au docteur de lui faire des tests sanguins, elle devient alors l’objet d’expériences en laboratoire pour tenter de comprendre ce qu’elle représente.

À travers son regard venu d’ailleurs, Chang’E observe les humains avec étonnement, crainte, curiosité et parfois incompréhension. Elle découvre aussi que le temps passé sur Terre transforme son existence et accélère son vieillissement ; le temps lui est compté, et elle ressent avec oppression les heures qui passent. Réussira-t-elle à retourner d’où elle vient, c’est-à-dire sur la Lune ? Le suspense demeure jusqu’au dernier instant.
Sur scène, la magie opère immédiatement. Chang’E apparaît comme une figure irréelle. Le récit alterne avec beaucoup de justesse, mêlant poésie, humour et absurde sans jamais perdre de sa profondeur. Un quatuor de comédiens, parfaitement en osmose, joue remarquablement bien tout en incarnant une multitude de personnages. Le travail physique est particulièrement réussi . Chaque geste, chaque chorégraphie est parfaitement synchronisé, et chaque

mouvement raconte quelque chose. La mise en scène accompagne parfaitement cet univers singulier. Les décors sont bien pensés, tout est traité avec finesse et évolue au fil du récit et des situations. L’écran de projection enrichit l’espace et amplifie l’atmosphère, donnant au spectacle une dimension immersive particulièrement réussie.
Et puis il y a Octave, un musicien présent sur scène tout au long de la représentation. Sa présence est essentielle. Installé à sa table d’instruments, il accompagne la narration avec des bruitages et crée en direct tous les sons du spectacle avec une précision remarquable. Bien plus qu’un accompagnement musical, il devient un véritable partenaire de jeu. Les costumes, eux aussi, prolongent avec élégance le récit et s’inspirent avec justesse de l’univers du conte.
De bout en bout, Chang’Enous entraîne dans un voyage immersif et captivant. Clara Saadoun, autrice de ce texte inspiré de la mythologie chinoise, signe ici un spectacle qui émerveille autant qu’il questionne. Une aventure merveilleuse à découvrir dès l’âge de 7 ans.

Article rédigé par Léa Berroche
Attachée de presse: Charlotte Calmel en collaboration avec Nadir Hammaoui
Distribution :
Auteur(s) : Clara Saadoun
Artiste(s) : Baudouin Sama, Clara Saadoun, Emma Varichon, Gabriel Bizi
Mise en scène : Sarah Zaher
Informations pratiques:
Théâtre le Guichet Montparnasse , 15 Rue du Maine, 75014 Paris
Téléphone : 01 43 27 88 61
Dates et jours de représentation :
Les vendredis et samedis à 20h30 et les dimanches à 16h30, jusqu’au 28 juin .
Se spectacle sera joué au festival d’Avignon OFF au Théâtre du Rempart , 56 Rue Rem Saint-Lazare, 84000 Avignon .
Téléphone: 04 90 85 37 48
Dates et jours des représentations
Du 4 au 25 juillet à 18 h (relâche les 9, 16, 23 juillet)
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