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Présentation de la programmation de l’Oriflamme

Théâtre de L'Oriflamme

Avignon Off 2026 : L’Oriflamme, neuf raisons de ne pas choisir

Du 4 au 25 juillet · Théâtre de L’Oriflamme, Avignon

Neuf spectacles, neuf univers. Pour sa programmation juillet 2026, le Théâtre de L’Oriflamme, dirigé par Julien Cafaro et Patrick Zard’, offre un panorama aussi varié que cohérent, où comédie, drame intime et théâtre engagé cohabitent sans se bousculer.

La journée commence fort, dès 10h, avec Une histoire de la musique en 70 minutes. Julien Joubert revient après le succès de 2025 pour cette causerie musicale et pédagogique qui traverse 50 000 ans de musique avec humour et légèreté. À partir de 8 ans, ou jusqu’à 2,08 m : l’Oriflamme a de l’humour sur ses affiches aussi.

On change radicalement d’atmosphère à 11h30 avec Après la fin, adaptation de la pièce de Dennis Kelly signée Claudia Fortunato. Deux collègues, un bunker, une apocalypse nucléaire annoncée, et surtout la question centrale : peut-on faire confiance à celui qui prétend vous avoir sauvé ? Un huis clos psychologique tendu, porté par Claudia Fortunato et Julien Grisol.

À 13h, Deux frères de Renaud Merviel aborde frontalement la violence domestique et les silences de famille. Sans pathos ni effets faciles, la pièce suit deux frères adultes qui décident enfin d’exhumer un secret commun. Une écriture précise, une mise en scène de PAPY, et un sujet qu’on n’oublie pas facilement.

La bonne humeur reprend ses droits à 14h30 avec Et c’est tant mieux, de et avec Jean-Jacques Vanier, pour la quatrième année consécutive à l’Oriflamme. Nommé deux fois aux Molières de l’Humour, Vanier mijote son spectacle 1h15 à feu doux. Télérama a résumé la chose ainsi : on rit.

À 16h05, Crystal Clear, traduit et mis en scène par Thierry Harcourt, suit un homme qui perd la vue et doit recomposer son rapport au monde, à l’amour, à lui-même. Le spectacle est accessible aux non-voyants grâce à une audiodescription intégrée, une attention rare et bienvenue.

Mécanique d’une famille, à 17h35, déplace la fiction vers Buenos Aires en 2009. Deux femmes se retrouvent pour un dîner : l’une est enfant volée sous la dictature argentine, l’autre est la fille d’un des officiers responsables. On leur a fait croire pendant des années qu’elles étaient sœurs. Martin Kindermans signe une enquête théâtrale saisissante.

19h05, Peines perdues. Christine a attendu 20 ans qu’Alain sorte de prison. Aujourd’hui il sort. Comment reprend-on une vie ensemble ? Et que faire des regards du village ? Cette comédie dramatique, écrite par Marie Nardon et Patrick Zard’, interroge avec finesse la réinsertion, le pardon et la mémoire collective.

À 20h35, Monstre-moi plonge le spectateur dans les entretiens entre une tueuse en série et sa psychiatre. Le lien qui se tisse entre elles finit par interroger la frontière entre raison et folie. Laëtitia Leroy signe une pièce inspirée de vraies histoires, du 4 au 25 juillet avec relâche les jeudis.

La soirée se clôt à 22h05 avec Un banc pour deux, comédie déjà forte de 300 représentations et 10 000 spectateurs. Sophie et Caroline attendent toutes les deux un dans un jardin public, le même homme. Jérôme de Verdière excelle dans ce genre de dialogue ravageur où tout est dit sans jamais être dit.

Neuf spectacles, donc. Et pas un de trop.

Infos pratiques :

Dates : Du 4 au 25 juillet 2026.

Lieux : 3-5 rue du Portail Matheron, 84000 Avignon 

Réservations : 04 88 61 17 75 ou sur loriflamme-avignon.fr

Infos pratiques : Théâtre de L’Oriflamme, Avignon. 04 88 61 17 75 · loriflamme-avignon.fr

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